Recherche et prévision
 
A ce jour, ce procédé est le seul au monde qui combine recherche et prévision en matière d'avalanche. Les échanges entre prévisionnistes et chercheurs ont un impact important à la fois sur le plan théorique et pratique. Davos peut ainsi fournir des bulletins et des informations aux autorités locales et leur permettre d'établir des cartes de risque.

Le projet RAMMS facilitera la réalisation de ces cartes. Les prévisionnistes et les ingénieurs veulent connaître la taille, la vitesse et la force d'une avalanche ou d'une coulée de boue. Des données qu'il sera possible de fournir grâce à cet outil.

L'impact des éboulements
 
Mais si la modélisation des avalanches est bien avancée, l'évaluation des éboulements, par contre, nécessite, encore pas mal de travail. Ils ont lieu le plus souvent au printemps et en automne, déclenchés par la fonte rapide des neiges et des orages violents. L'année dernière, ils ont tué six personnes en Suisse.

L'institut davosien estime que depuis 30 ans, il y a eu 500 éboulements d'importance causant la mort de 20 personnes et provoquant des dégâts aux infrastructures à hauteur de 360 millions de francs suisse.

L'objectif est de mesurer l'ensemble de ces phénomènes – pas seulement les avalanches – de manière à établir des cartes de risques complètes.

Calculer les interactions
 
Actuellement, le module avalanche peut calculer l'interaction entre l'accumulation de neige et la formation d'une avalanche. Concernant les chutes de pierre, le système RAMMS fournit un aperçu de la trajectoire des rochers, leur vitesse et l'ampleur de leurs rebondissements. Il permet également d'évaluer l'interaction entre l'eau et le terrain en cas d'éboulement. Le travail de l'Institut a certainement déjà contribué à sauver des vies humaines.

A cet égard on peut citer l'exemple de l'hiver 1999. Par l'abondance de la neige, ils était comparable à l'hiver 1951. Cette année là, une centaine de personnes étaient mortes dans des avalanches, alors qu'en 1999, elles ont fait moins de 20 victimes. Pourtant les régions à risque étaient bien plus peuplées qu'en 1951.

Source : catnat.net